Présentation

Le printemps est pour après-demain présente de nouvelles œuvres issues de la série Hope it was worth it, dans laquelle l’artiste travaille à partir de tapisseries historiques d’Aubusson datant des XVIe au XVIIIe siècles. L’artiste recherche les dates de création de ces pièces historiques, puis retravaille les tapisseries en y superposant une carte du ciel correspondant exactement à la date d’un événement historique coïncidant avec la période de leur réalisation. Les nouvelles tapisseries présentées dans l’exposition intègrent ainsi le ciel tel qu’il apparaissait lors de la dernière observation de la comète de Halley pendant son passage au-dessus de Lisbonne le 22 juin 1759 ; lors de la dernière grande éruption du volcan du mont Fuji en 1707 ; ou encore le ciel au-dessus de Londres le 29 juin 1613, lorsqu’un incendie se déclara au Globe Theatre durant une représentation du Henry VIII de Shakespeare. Les scènes paisibles tissées en fil se trouvent soudainement entrelacées des échos des grands mouvements de l’histoire.

 

La série prolonge l’engagement poétique constant de l’artiste avec notre relation intime au cosmos, l’éphémérité de nos ères et un jeu permanent d’échelles, de tragédie, de drame et d’observation silencieuse des étoiles au-dessus de nous.

 

L’artiste a récemment dévoilé I Will Keep A Light Burning, une commande originale présentée à l’AlUla Contemporary Art Museum, en Arabie saoudite, dans le cadre de l’exposition Arduna, réalisée en collaboration avec le Centre Pompidou. Dans cette installation, des bougies sont disposées de manière à reproduire une carte du ciel correspondant exactement à un lieu situé cent ans dans le futur. Les brèves flammes s’éteignent un siècle avant que le ciel ne leur corresponde, ne survivant que dans les photographies. Cette œuvre sera exposée dans la rotonde de la Bourse de Commerce — Pinault Collection à Paris le 23 mai 2026, à l’occasion de la Nuit européenne des musées.

Œuvres